S'ouvrir à l'international

Notre boulanger a correctement couvert son territoire national et cherche des relais de croissance …

Une suite logique serait de se développer à l'étranger mais est-ce faisable ?

Le développement international est encore de la croissance géographique qui ne nécessitent pas forcément de réinventer un Modèle de Produit ou un Modèle d'Opérations.

Le Boulanger tente l'aventure américaine. Il va ouvrir une boutique à New York et tester l'accueil de ses Produits par la clientèle américaine.

  1. Autrefois on opposait l’activité locale à « l’étranger »

    Autrefois, les Entreprises étaient essentiellement nationales : elles produisaient et distribuaient dans le pays ou dans la région où elles étaient installées.
    Pour les rares entreprises internationales on distinguait dans son organisation le département national et le département « étranger ». Ce dernier qui rassemblait toutes les activités des pays dans lesquels on produisait et distribuait, était considéré le plus souvent comme une activité mineure.

  2. Aujourd’hui les Entreprises œuvrent pour le marché mondial

    Mais depuis 30 ans le monde a bien changé :

    • Les Entreprises ont commencé à Distribuer dans les pays étrangers, tout en conservant généralement une Production locale
    • Puis elles ont décidé de Produire dans les pays proches de leurs clients
    • Puis elles ont décidé de Produire dans les pays où les coûts de Production étaient les moins chers

    Un nombre croissant de Produits sont devenus internationaux, c'est-à-dire distribués dans tous les pays. Les différenciations s’estompent progressivement : il est de plus en plus difficile, lorsque l’on voyage, de rapporter un objet original.

    Pourquoi la plupart des Produits offerts dans différents pays sont-ils les mêmes ?
    Il existe trois raisons essentielles :
    • Les personnes voyagent de plus en plus et identifient les meilleurs produits : les bons produits ont un succès mondial, les mauvais produits disparaissent. La convergence produit est en route, tout particulièrement pour les Produits stockables (Biens et Information) et non pour les Services.
    • Les frais et délais de transport d’Information ont été considérablement réduits
    • Les frais de transport de Biens ont aussi considérablement diminué malgré l’envolée des prix du pétrole, grâce aux containers, à la taille des véhicules ou des cargos et aux Modèles d’optimisation des transports.

    La convergence est en route.
    • C’est vrai pour les Biens : Ikea, Apple, Mercedes, Nestlé, Sanofi, Michelin… proposent des Biens quasiment identiques dans les différents pays.
    • C’est vrai aussi en partie pour les Informations
      • Les Informations Opérationnelles sont partiellement globales : le cinéma, la musique sont internationaux, les news ne le sont pas à cause des différences de langues et de l’intérêt local
      • Les Modèles deviennent globaux : c’est significatif dans l’industrie du progiciel (voir le livre blanc du CEISAR)
    • Le Service est encore partiellement protégé : mais on voit les Banques ou les Assurances rapprocher les Modèles Produit dans les différents pays où ils opèrent, même si les différences de règlementation obligent toujours à personnaliser les Modèles.
  3. Passer d’un marché local à un marché global change les règles du jeu

    Les conséquences de la mondialisation sont claires :

    • La taille du marché induit des Entreprises plus importantes : il y a une réduction du nombre d’Entreprises qui se maintiennent sur les marchés mûrs.
    • Les économies d’échelle sont considérables
    • Le management des Entreprises devient international et réparti.

    Heureusement l’effet « big brother » est compensé par le rythme de création d’Entreprises qui apportent des propositions de valeur originales.
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L'histoire de George Le Boulanger est mise à disposition selon les termes de la
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